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05.06.2009

amére exaltation

par romain blachier

C'était un grand moment d'exaltation que ce référundum européen à l'issue amére pour le camp que j'avais défendu. Presque une année, du dernier trimestre de 2004 et le débat interne au ps jusqu'aux rives du 29 mai 2005...et même un peu au-delà puisque pour la premiére fois en quelques années je me suis un pris une semaine de vacances pour me détendre loin de Lyon.Et surtout au-delà  de mon cas de petite personne car le non a des conséquences encore néfastes aujourd'hui.

Mais j'ai encore ces images de débats où j'allais, où nous allions porter la contradiction sur les estrades, devant des assemblées passionnées, des nuit à coller des affiches pour le oui à un contre 4...et puis l'amére vague du non (qui épargnera Lyon, le 7e arrondissement et le Rhône) et vient se briser sans lendemain...bien loin des promesses d'ATTAC et du NPA, le non n'a débouché sur rien d'autre que le vide...Niveau bilan c'est pas brillant. C'est amusant on nous promettait pourtant monts et merveilles si le non passait!

Même ses partisans n'ont pu construire.Les élections européennes voient partisans du non et du oui réconcilités dans les grands partis et tenants du refus constitutionnel en mille morceaux lorsqu'ils décident de continuer à brandir l'étendard de la pureté noniste.Ainsi ce sont  à gauche des bisibilles sans fin entre le NPA et le Front de gauche et LO et le POI et des écolos nonistes...ca se titillé, ça se chipote.A droite c'est pareil puisque Libertas de De Villiers et des chasseurs et Dupont-Aignant ne se sont pas mélangés, normal pour des adversaires du PACS.... 

 Complexe.Alors une évidence s'impose à mon esprit: le oui et le non, quoi que le regrette Mélenchon, quoi que puissent être mes souvenirs, c'est dépassé.En témoignent des listes comme Europe Ecologie et le Parti Socialiste qui rassemblent les deux camps sur une dynamique de progrés social et de construction d'une Europe fédérale. Est en partage, dans l'exaltation, l'idée d'unir notre cher et vieux continent, dans la justice, le progès social et la paix.

14:45 Écrit par eurogaules (Webmaster) dans romain blachier | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : romain blachier

04.06.2009

déni de réalité européen

par Stephan sacquépée

« L'Europe s'assied sur les referendums », voilà le sentiment des très divers marchés populaires de Lyon et d'ailleurs, et pas des places financières.

Le suprême argument des biens pensants du Oui a toujours consisté à certifier qu'eux avaient approuvé le même texte, presque pour les mêmes raisons, alors que les fâcheux Nonistes n'avaient que leurs extrêmes diversités à faire valoir. Un citoyen politique témoin qui aurait la gueule de Besancenot, les Habits de Villiers, le corps de Mélanchon et les expressions de Le Pen. Tsss ! Même pas ! Le Non était majoritaire dans tous les électorats, à l'exception peut être - sic - du Modem, où mon vote en faveur du « Non » reste une exception.

D'ailleurs le Non, on ne l'aura quasiment pas entendu. Encore bien moins que l'Europe c'est dire... Bref une bonne opération médiatique réalisée par le ministream - globalement tous les élus professionnels de France et de Navarre avec une alliance plus vue depuis le CNR starring principalement le PS dans ses collectivités privatives et l'UMP qui nous rejoue Etat et dépendances. Un débat bien ridicule « La Tuquie t'es pour t'es contre  ?», « Sarko il a assuré ou s'est ramassé en Europe ? », l'Europe version vue du comptoir, tard dans la nuit, pour les 2 de QI.

On en vient à regretter le réel engouement européen qui s'était emparé de la France lors du débat sur la constitution. Ce moment rare où le pays réel débattait partout et se passionnait d'Europe en apostrophant les élites d'en haut au sujet de ce traité illisible et des régressions larvées que nous présentions. Comme si d'un coup d'un seul, le citoyen avait eu l'apparition divine sur le contenu de l'Europe « Libérale comme d'habitude », alors que les contenus des textes étaient disponibles, méconnus, inconnus, mais disponibles.

Le débat sur le non a été très salutaire pour l'Europe. Car derrière la bronca de quelques peuples d'Europe qui ont eu la chance de s'exprimer se traduit aussi l'espérance de tous pour une nouvelle Europe. L'histoire reste à construire disent les optimistes. En attendant, l'électeur du non s'en fou royalement, on l'a oublié et bien lui aussi il nous oubli, il ira au parc faire pisser son chien et vomira souvent avec aplomb « ces élections où on le spolie »

Et dimanche, quand on dépouillera dans les bureaux de vote, on pensera tout de même que derrière les abstentionnistes, les votes blancs ou nuls, se cacheront un grand nombre de nonistes. Comme pour signifier que participer ne sert à rien quand les dirigeants leur opposent un déni de réalité. Et le déni ne concerne pas que des seuls politiques grassement élus, mais également les médias angélique arbitre neutre du débat public répètant à longueur de temps que « le sujet européen n'intéresse pas les foules » alors qu'il aurait été si facile de donner à débattre d'Europe. Ça sert à quoi les médias déjà ? Étrange époque où l'on ne voit pas les manifestants, où la réalité se décrète à coup de sondages d'instituts douteux, où de nombreux journalistes confondent investigation et télex AFP. Légion sont ceux qui considèrent que voter ne sert plus à rien.

L'abstention est le germe des révolutions, quand le pays légal ne représente plus le pays réel, le crédit des dirigeants ne vaut plus le papier sur lequel est écrit leurs noms. Vacuité contre Esprit Civique, pour voter blanc, voter nul, voter extrême, voter Modem, mais voter tout de même.

08:26 Écrit par eurogaules (Webmaster) dans stephan sacquépée | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : stephan sacquépée

02.06.2009

Ils étaient des millions…

Par Etienne Tête (les verts)

Le droit est toujours une réduction de la pensée. Avant de passer dans l'isoloir, deux idées s'entrechoquent dans le cerveau des électeurs, de tous les électeurs. La première est de choisir l'idée qui nous convient le plus sur le fond ; la deuxième est de préférer le meilleur vote tactique. Ce n'est pas péjoratif que de favoriser la tactique. À vouloir trop soutenir l'idée politique la plus satisfaisante, par exemple, la plus écologique, la plus sociale, la plus juste... on finit par soutenir des idées sans espérance de réussite politique, avec affaiblissement des idées les plus proches et en définitive la réussite des extrêmes les plus négatifs.

Rien de nouveau dans cette approche. En 1785, Nicolas de Condorcet publia "l'Essai sur l'application de l'analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix". Il décrit que dans un mode de scrutin majoritaire, lorsqu'il s'agit de départager trois idées ou trois personnes, le résultat final dépend de la manière de poser la question et du choix tactique du votant.

Pour désigner les personnes, on peut tempérer ces inconvénients par des modes de scrutin à la proportionnelle. À l'inverse, pour départager deux idées, pas d'issue, les réponses sont binaires.

Au moment du débat sur le Traité de Constitution Européenne, la caricature était facile contre les "non". Comment des gens de gauche pouvaient-ils mêler leurs voix avec celles du Front National, avec les nationalistes... À mieux y regarder, la même critique pouvait être opposée au camp du "oui", où les pro-européens avec des valeurs sociales se sont mélangés aux tenants du libre-échange et du moins-disant écologique et social.

Anathèmes et amalgames ne font pas de la bonne politique. Il faut toujours se méfier des faux syllogismes : Jean-Marie Le Pen fait l'amour avec sa femme, tout au moins je l'espère pour lui, tu fais l'amour avec ta femme... donc tu es au Front National !

Alors aujourd'hui, qu'un chantre du "oui", Daniel Cohn-Bendit et un partisan du "non", José Bové se retrouvent sur les mêmes listes d'Europe Ecologie, cela n'a rien d'étonnant.

Ils ont une vision commune de l'Europe : dépasser les nations pour aboutir à une Europe fédérale, renforcer les pouvoirs du Parlement européen, supprimer le droit de veto de certains pays sur certains votes, garantir les droits sociaux, au niveau le plus élevé, pour tous les travailleurs européens, transformer l'économie vers l'écologie, reconvertir le tissu industriel, relocaliser la production, s'opposer aux organismes génétiquement modifiés, lutter efficacement contre les molécules chimiques toxiques sur la santé et mises sur le marché par des industriels sans la moindre précaution, lutter contre les paradis fiscaux...

Alors, parmi les défenseurs de l'Europe, sur le plan tactique fallait-il voter "oui" ou voter "non" ? Inutile de discourir, personne ne peut savoir. Aux brèmes, la partie ne se joue qu'une fois. L'adoption du Traité de Lisbonne, sans revenir vers les électeurs, démontre le mépris par la classe politique au pouvoir vis-à-vis des citoyens et de la démocratie. Le combat des "non" était-il perdu d'avance ? Et le combat des "oui" ? Même interrogation ... Les progrès se font toujours attendre ! Mais tout citoyen devrait comprendre qu'avec une constitution européenne aussi libérale, seul un rééquilibrage avec un Parlement plus Verts, avec des partenaires de gauche garantira un bon fonctionnement de l'Europe à 27, pour tous et pour chacun. Le 7 juin, c'est dimanche, une seule fois, chaque voix compte, c'est la proportionnelle. Et cinq ans seront longs !

 

22:26 Écrit par eurogaules (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

30.05.2009

Témoignage de A / Corrompu efficace et ordinaire

 

par Stephan Sacquépée

« Petit gars, on va pas se raconter des histoires, je  ne connais que la République des copains, souvent coquins, qui privatisent dès qu'ils le peuvent les ressources supposées publiques.

Et Incognito car l'histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Brisons un tabou : Vae Victis sur toute la ligne. La devise de la moindre vertue est d'être faible avec les forts et fort avec les faibles. Ceux qui ont triomphé connaissent les vertus de l'exercice du pourvoir, ils pourront réécrire l'histoire. Une fois l'ennemi mort, recréer le passé en le modelant selon sa propre interprétation est d'une facilité déconcertante. Un opposant ? Mutation automatique au cimetière. Quand tu as le pognon, crise ou pas, tout le monde te mange dans la main. Quand tu as les budgets com, les journalistes te regardent avec amour, les plus faibles écriront des papiers brosse à reluire. Les apparences sont parfaites.

Et puis en altérant le passé, on modifie aussi l'avenir. Fautif oui, mais tellement glamour et charismatique. Les condamnations pour prise illégale d'intérêt, concussion, favoritisme, emploi fictif ne sont pas un réel obstacle pour durer. C'est comme un pin's du club, pour prouver que tu es membre. Vrai que l'exercice du pouvoir exerce une réelle fascination sur les psychopathes de tout bord. Non pas que le pouvoir puisse corrompre et rendre fou par son seul regard mais parce qu'il est convoité de tout temps par les plus corruptibles des sujets.

Ne pas croire que l'accession au pouvoir impose de se salir les mains et qu'une fois parvenu au sommet de l'édifice Européen, Elyséen, Régional ou Municipal la probité reprendra le dessus. Balivernes, pour accéder au pouvoir, il faut des réseaux, des complices, des partisans et invariablement il faut remercier les bassesses des uns, le vote et le soutien des autres. On s'organise, on coopte, on bétonne, on met sous contrôle, on recrute des connaissances et pas des compétences. On spolie un peu le service public, mais c'est tellement plus agréable entre soi !On bascule dans la corruption lascive et jamais punie par la loi. On pose moins de questions, on enterre les dossiers gênants, on apprend à être lâche et à aller aux restaurants plus souvent - sans payer. Les mots "éthique et probité" ne servent plus que lors des scrabbles.

La morale en politique ce n'est pas que se faire gauler ou non par les juges ou le TA, la seule morale en politique c'est d'avoir un plan B. Et comme quasiment tout le monde touche à des degrés divers, et bien c'est simple, il a une liste des personnes à sacrifier. Un petit scandale et hop tu appuis sur le bouton, un pion d'une importance relative dans ton jeu disparaît. La foule dévore un lampiste. On lui fait une bise avant de l'enterrer et hop on recase. A oui, j'oubliais, l'Europe dans tout cela ? Fantastique l'Europe. L'Europe c'est plus grand ! Tout aussi rentable. L'Europe c'est comme ces assemblées nationales et locales en plus technique. Partout des agences de lobbies de toutes obédience qui à coup de restaurants luxueux, de voyages prétextes en invitations people finiront de tuer ce qui reste du politique. Une Europe de la morale ? Celle qui est incapable de donner la parole aux très divers tenants du non à la constitution par peur du débat et adoubée par la couardise des bien pensants. Laissez moi rire.

Il n'y a pas de morale. Le politique est rassuré de voir que dorénavant les pauvres d'Europe sont gros de malbouffe. Et on ne va pas se mentir Hein ! Un gros, c'est sympa, un gros c'est pas méchant, un gros ça fait à peine la moitié d'un défilé sans s'essouffler. La morale serait de nous en vouloir pour la conduite des affaires. Mais même pas !! Alléluia !!

Pour nous c'est ceinture et bretelle !! fromage et dessert !! Santé !! »

 

13:11 Écrit par eurogaules (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note

28.05.2009

moralités

Par Romain Blachier

Complexe question que la morale en politique.La chose revêt différent aspects.

Il y a d'abord la morale dans le comportement du politique vis à vis de l'argent.Sur les dizaines de milliers d'élus que compte la France, la quasi-totalité se comportent tout à fait correctement.Rappellons d'ailleurs que dans notre pays la plupart des adjoints, conseillers municipaux etc...sont bénévoles.Il existe des dérapges sanctionnables.Il sont heureusement en baisse.Pour une affaire Rivalta, évidemment problématique,évidemment peu défendable, nous êtions il y a quelques années sous Michel Noir à Lyon dans un vrai systéme mafieux.La loi sur le financement des partis a nettement amélioré les choses mais comme dans tout milieu il y aura des soucis, parfois y compris au plus hauts sommets de l'Etat.Dans ce sens l'Europe, dans une culture où une ministre scandinave sociale-démocrate s'était retrouvée à demissionner pour avoir acheté un paquet de couches sur sa carte de crédit professionnel est parlant. à l'heure où les dépenses de vêtements, de coiffure, de réception au frais du contribuable ont explosé chez Rachida Dati.Rien d'illégal dans ce dernier cas certes, mais on ouche aux limites entre l'abus de droit et les nécessaires fournitures pour l'exercice d'un ministére. La culture de nos voisins a beaucoup a nous apprendre !

Autre aspect moral, celui du comportement.Combien de vertueux prônant la solidarité en tribune, se serrant de serments d'amitiés en promesses de fraternité se retrouvent entre eux et avec les autres comme des loups ? Combien de coquins ne pensant qu'à la personne qu'ils ont le matin devant le miroir et délaissent leurs amis, si utiles jadis, dans les durs moments? Ils sont nombreux hélas.C'est ce que les blasés nomment le monde politique, c'est aussi d'une ingratitude et d'une bassesse affligeante. Et aprés il y en a pour parler de camarades ou compagnons...

Remarquez que le citoyen n'est pas nom plus irréprochable.Etienne se faisait une énumération des élus convaincus d'avoir piqué dans la caisse réélus par leurs admnistrés. De même,si par principe tout le monde est contre les priviléges en général, rares sont les ennemis de leurs intérèts en particulier.Combien de maires, d'adjoints se voient tous les jours demandés de pistonner pour un logement, une place en créche.Face à celà, l'Europe a servi d'exemple. Comme à Francfort, les places en créches ne sont plus attribués par les élus comme celà pouvait se faire avant 2001 mais par des commissions paritaires.De ce point de vue-là encore l'exemple européen est bon:il montre que l'exercice un peu plus collégial du pouvoir est toujours souhaitable pour limiter l'arbitraire...au risque de provoquer des mécontements. C'est la vie et le paradoxe!

Dernier aspect, celui de la morale au sens des moeurs: si certains pays l'érigent en trophée et pipolisent les gaudrioles parfois trés scabreuses de leurs édiles, il me semble qu'il s'agit d'un débat particulier.Ce n'est pas parce qu'un homme ou une femme est élu qu'il se doit d'observer un comportement monastique dradconien.Tant que celà ne porte pas atteinte à autrui, y'a pas de mal à vivre!

01:07 Écrit par eurogaules (Webmaster) dans romain blachier | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : romain blachier, parti socialiste

 
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